Ce samedi 21 août marque une limite symbolique en tant que « jour du dépassement » : nous aurons à ce jour entièrement consommé le budget écologique annuel de la Terre. La consommation mondiale en ressources naturelles surpassera les capacités biologiques de renouvellement de ces ressources, plongeant tous les habitants de la planète dans une « vie à crédit ». Pour dénoncer la surconsommation des ressources naturelles et promouvoir l’équité dans leur accès, les Amis de la Terre lancent une mobilisation (...) lire
L’Amazonie est actuellement assujettie à trois types de comportements humains : ceux qui l’exploitent en dégradant ses caractéristiques naturelles, ceux qui la considèrent intouchable et, enfin, ceux qui croient qu’il est possible d’établir une relation environnementale harmonieuse. Cependant, rien n’a empêché jusqu’ici que des milliers d’hectares de forêts ne partent tous les jours en fumée. (...) lire
Populations locales, organisations de la société civile internationale et personnalités telles que James Cameron se mobilisent pour bloquer le projet de méga-barrage de Belo Monte, que les autorités brésiliennes semblent décider à faire passer en force. La pression internationale s’intensifie alors que le gouvernement brésilien s’efforce d’accélérer la procédure d’attribution de la construction du méga-barrage de Belo Monte, sur le Rio Xingu en Amazonie, censé devenir le troisième du monde en termes de (...) lire
À propos de l’ouvrage de Dominique Nora, "Les pionniers de l’or vert", Grasset, 2009. Capitalisme vert ? Emplois verts ? Technologies vertes ou propres ? Vit-on une transformation profonde de notre modèle économique ? L’hypothèse est captivante : la raréfaction des énergies fossiles – plus largement celle des ressources naturelles – et/ou bien la lutte contre le réchauffement climatique, vont renchérir le prix relatif de la production « classique » et rendre rentables de nouvelles technologies ou (...) lire
Les discussions à Copenhague ne tournent pas qu’autour du changement climatique ; il s’agit avant tout de savoir quel genre de personnes nous voulons être. Il est temps de nous retourner et de nous regarder en face. Ici, dans les couloirs en plastique et les cabines bondées, entre les textes impénétrables et les procédures qui s’étiolent, l’humanité décide de ce qu’elle est et de ce qu’elle deviendra. Elle doit choisir entre continuer à vivre comme elle l’a fait, jusqu’à ce que sa maison ne soit plus (...) lire
Si un accord a bien été trouvé dans la nuit du 18 au 19 décembre, il s’agit seulement d’une déclaration politique et non pas d’un accord contraignant. Adopté sous la pression par des chefs d’Etat qui ne « voulaient pas d’un échec », le texte final n’est pourtant pas de nature à répondre à la menace climatique », de l’aveu de la présidence européenne. « Nous soulignons que le changement climatique est un des plus grands défis de notre temps ». Ainsi s’ouvre la déclaration politique rédigée le vendredi 18 décembre (...) lire
Un accord qui n’en est pas un. Deux ans de négociations pour aboutir sur une déclaration très en retrait par rapport aux objectifs fixés à Bali en décembre 2007 par tous les pays. On nous avait annoncé Hopenhague –à partir du mot « hope » signifiant « espoir »– nous avons eu Flopenhague. Il est temps de tirer quelques premiers enseignements. Lire lire
Communiqué d’Avaaz Chers amis, La polémique alimentée par les "climato-sceptiques" suite à la publication d’e-mails piratés issus de conversations entre scientifiques, risque de détourner l’attention de ce à quoi nous aspirons tous : un traité climatique fort à Copenhague. Mais Avaaz est entrain de riposter dans les médias du monde entier. Contribuez maintenant pour arrêter l’imposture et sauver les négociations climatiques : Les sceptiques du changement climatique et le lobby des énergies fossiles sont (...) lire
Gus Massiah explore ici les liens entre la solidarité internationale et l’écologie, à travers l’histoire de la convergence entre les mouvements écologiques et les mouvements de solidarité internationale, qu’il relie aux enjeux de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique. par Gustave Massiah (23 novembre 2009) Le terme d’écologie a subi en un peu plus d’un siècle un glissement fondamental qui l’a conduit de la sphère biologique à la sphère politique [1] Il apparaissait en 1866 [2] comme (...) lire
Ce n’était un scoop pour personne que le défrichement de l’Amazonie avait recommencé à augmenter de façon préoccupante au second semestre 2007. La preuve figure dans la série de mesures, annoncées par le gouvernement avant Noël dernier, pour tenter de renverser cette tendance dans les domaines considérés les plus problématiques. Cependant, la confirmation, faite ce jeudi 23 par l’ Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais (Institut National de Recherches Spaciales – Inpe), que l’attaque à la forêt a (...) lire
Du 29 novembre au 1er décembre 2005, s’est tenu un "Learning Summit" du Global Compact à Shangaï. L’occasion pour les entreprises chinoises de rencontrer les différents acteurs et découvrir les objectifs du programme initié par l’ONU. Un moment important dans un pays où il est urgent que la croissance devienne durable. Avec un taux de croissance du PIB de plus de 9% en 2005 et qui devrait se poursuivre, selon l’OCDE, dans les deux prochaines années, la Chine ne cesse de faire la une des journaux (...) lire
L’Afrique subsaharienne est très peu émettrice de gaz à effet de serre. Pourtant le continent africain vient d’être désigné comme « le plus vulnérable aux effets prévus du changement climatique ». Ce constat, établi par le Giec, signale l’urgence de la lutte contre le changement climatique en Afrique. Aider le continent à mieux s’adapter en prévision des changements climatiques à venir ? Des choix politiques s’imposent. Conséquences du changement climatique sur les écosystèmes naturels ou cultivés, les (...) lire
Comment conduire l’action collective mondiale en matière d’environnement ? La question de la gouvernance internationale de l’environnement se pose aujourd’hui avec une nouvelle acuité. Si de nombreux accords multilatéraux sur l’environnement (AME) ont été signés et ratifiés au cours des trente dernières années, leur mise en oeuvre pose de sérieux problèmes tant à l’échelle nationale, régionale qu’internationale. Et l’environnement continue de se dégrader. Les progrès dans ce domaine se heurtent à des (...) lire
FSE 14 NOVEMBRE 2003, 18H - St DENIS- L’USINE DU LOCAL AU GLOBAL, QUELLE GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE CONTRE LA MARCHANDISATION DE L’ENVIRONNEMENT ? De l’exemple de la Russie, poubelle de l’Europe, au projet d’Organisation Mondiale de l’Environnement Séminaire avec : • Alexei Kozlov, Ecodéfense (Russie) • Ivonne Yanez , La dette Écologique, (Équateur) • Dominique Mourlane , Attac, (France) • Gérard Durand , Confédération Paysanne (France) • Roberto Della Seta , Legambiente (Italie) • Narito Harada , Agir (...) lire
Les experts scientifiques du GIEC ont remis leur 4ème rapport sur les changements climatiques dont le degré de certitude est désormais de 90%. 600 experts ont confirmé prévoir une hausse des températures comprise entre 1,9° et 6,4° par rapport à la période 1980-1999. Elle variera en fonction des efforts qui seront entrepris pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Lorsqu’en 2001, le 3ème rapport du GIEC avait établi, avec 66% de certitude, l’impact des activités humaines sur le (...) lire
Depuis la fin des années 90, la création de « l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement » ( ONUE ) revient régulièrement dans l’agenda de la communauté internationale. La France a relancé, depuis le Sommet de Johannesbourg en 2002, une initiative diplomatique à laquelle participent 26 Etats du Nord et du Sud, ainsi que des ONG. Les Etats-Unis restent opposés à la création d’une agence dotée de réels pouvoirs et financée par la contribution obligatoire des Etats. Présentés en 2005, les travaux (...) lire
« Décroître, voilà le mot qui fait peur. Notre imaginaire culturel est contaminé par l’impression que c’est la quantité (et non la qualité) de biens matériels possédés qui fait notre bonheur. » Plaidoyer pour la décroissance, signé par un collectif d’écologistes belges. Il est des notions dont la terminologie même nuit à leur diffusion et à leur appréhension, aussi fondées soient-elles. Il en va ainsi de la "décroissance". En ces temps de début de prise de conscience du réchauffement climatique, les penseurs (...) lire
Septembre a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète depuis que les températures sont prélevées scientifiquement (1880), a annoncé le 14 octobre le Centre national océanique et atmosphérique américain. Cinq jours plus tard, le Conseil international pour la science mettait en garde : le monde va subir davantage de catastrophes naturelles meurtrières liées à l’accélération du réchauffement climatique. Emissions de gaz à effet de serre, pollution de l’air, consommation des ressources non (...) lire
La contestation de la croissance économique est un fondement de l’écologie politique. Il n’est pas de croissance infinie possible sur une planète finie. Trop dérangeante, car en rupture radicale avec notre développement actuel, cette critique fut vite abandonnée au profit de concepts plus souples, comme le « développement durable ». Pourtant, rationnellement, il n’existe guère d’autres voies pour les pays riches (20% de la population mondiale et 80% de la consommation des ressources naturelles) que de (...) lire
La décroissance : le terme interpelle, pose question, se retrouve dans des endroits improbables et prend bien des gens au dépourvu. Nous en traçons ici un petit panorama descriptif, en attendant d’entrer dans le détail des problématiques qui sont ainsi mises à l’agenda. La décroissance gagne en audience à gauche. Ce terme, utilisé par J. Grinevald pour traduire le titre de l’ouvrage de Nicholas Georgescu-Roegen [1], dont le titre original était The Entropy Law and the Economic Process [2], n’était (...) lire
Le réchauffement climatique est aujourd’hui une réalité pour les scientifiques qui ne mesurent encore ni son ampleur axacte ni toutes ses conséquences. En revanche, la nécéssité de lutter contre ce phénomène est progressivement prise en compte par la communauté internationale qui s’est dotée de divers outils. Les trois principaux sont la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le Protocole de Kyoto et le Système européen des quotas d’émission négociables (SEQEN). Cet article en détaille le fonctionnement.
D’« Aérosol » à « Souplesse dans le temps et dans l’espace » en passant par « Gaz à effet de serre » et « Mesures d’incitation fondées sur les lois du marché ». lire
Ce travail aborde une des nouvelles thématiques des négociations commerciales multilatérales : la régulation environnementale. Il propose de retracer la façon dont l’OMC est amenée à traiter de l’environnement et les contradictions dans lesquelles elle se trouve du fait de l’incompatibilité entre l’objectif de libéralisation commerciale et celui de protection des ressources environnementales. Le travail met en évidence une seconde contradiction issue de la nature même de l’OMC : organisation fondée sur ses membres. Ces derniers tentent de répondre à une demande de la société civile en intégrant l’environnement dans l’architecture commerciale multilatérale. Mais, l’offre qu’ils présentent, pour des raisons de compétitivité et de concurrence se réduit à une recherche d’articulation de normes exogènes aux Accords de l’OMC. La logique est donc au cloisonnement des deux thématiques (libéralisation commerciales et protection de l’environnement). lire
Cet essai explore les liens entre la dégradation de l’environnement et l’insécurité internationale. Les travaux sur cette notion font référence à quatre approches distinctes selon que l’objet d’étude est l’environnement, l’individu, l’Etat ou le système international. Dans ce dernier cas, on peut identifier quatre séries d’hypothèses reliant dégradation de l’environnement et insécurités internationales : (i) certaines activités d’un Etat à l’égard d’une ressource essentielle peuvent être jugées menaçantes par un autre Etat, (ii) des instabilités internes engendrées par la dégradation de l’environnement peuvent déborder au delà des frontières, (iii) la protection de l’environnement peut servir de prétexte à la poursuite d’objectifs de puissance traditionnels et (iv) l’état de l’environnement peut être évoqué afin de gagner un soutien international à des objectifs politiques internes traditionnels. En conclusion, si l’apport analytique de la notion de sécurité environnementale est jugé plutôt faible, ses dimensions instrumentales et psychosociologiques méritent plus d’attention. Si l’environnement peut devenir source de conflits, c’est dans la mesure où les changements environnementaux favorisent l’émergence d’un sentiment d’insécurité qui peut être utilisé comme instrument de politique intérieure ou extérieure. lire
Résumé : Les accords multilatéraux sur l’environnement sont-ils efficaces ? En confrontant d’une manière tout à fait nouvelle les règles du droit aux résultats de la recherche sur les relations internationales, Sandrine Maljean-Dubois montre le cycle des influences qui s’opère entre le droit, le comportement des Etats et des individus et leur effet cumulé sur l’environnement. Elle identifie le rôle joué par les nombreux acteurs impliqués et souligne le caractère innovant du droit environnemental international. lire
La plupart des grandes associations qui, en matière d’environnement, font l’opinion dans la société civile des pays du Nord ignorent le principe d’équité lorsque ce sont les pays du Sud qui réclament. Lors d’un récent colloque international qui a réuni aux Pays-Bas des scientifiques et des organisations non gouvernementales, il a été procédé, afin de mieux orienter les débats, à un vote sur une liste de questions relatives à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques : craintes exprimées par les pays de l’OPEP de voir leur production chuter si l’on se tournait vers d’autres sources d’énergie, référence au principe d’équité, etc. Pour répondre les participants avaient le choix entre un point vert (question prioritaire) et un point rouge (question non prioritaire). lire
Réchauffement climatique, raréfaction de l’eau, atteintes à la biodiversité... L’environnement est bien le domaine qui appelle une régulation internationale. Face à l’urgence, d’aucuns appellent à la création d’une Organisation mondiale de l’environnement. Mais l’urgence n’est-elle pas plutôt de parvenir à un contrôle démocratique de l’Organisation mondiale du commerce et des institutions internationales ? S’il est un domaine qui appelle une régulation internationale, c’est bien celui de “l’environnement”. (...) lire
Ouvrages CALAME Pierre, Repenser la gestion de nos sociétés : 10 principes pour la gouvernance du local au global, (sous la dir. de), Paris, Editions Charles Léopold Mayer, 2003, 96 p. LAROCHE Josepha, Mondialisation et gouvernance mondiale, IRIS, 2003, 264 p. CALAME Pierre (sous la dir. de), Pour une gouvernance mondiale efficace, légitime et démocratique, Paris, Editions Charles Léopold Mayer, 2003, 200 p. PISANI-FERRY Jean, JACQUET Pierre, TUBIANA Laurence, Gouvernance mondiale. Rapport de (...) lire
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