L’organisation militaire des Tigres vit ses derniers jours (Lire « La déroute des Tigres ne résout pas la question tamoule », Le Monde diplomatique, mars 2009). L’armée sri-lankaise continue d’avancer vers un réduit de cinq kilomètres de long et de un kilomètre de large, entre la mer et la lagune de Nanthi Kadal, où se trouvent les deux derniers villages aux mains des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), après avoir conquis la partie nord de la bande de sable entre Palamattalan et Valayanmadam (...) lire
Division entre Tamouls de l’est et du nord, contentieux sur la répartion de l’aide internationale post-tsunami : le retour des violences meurtrières prend encore les civils en otage.
Attentats suicides, assassinats, batailles navales, bombardements... Peut-on encore parler de cessez-le-feu à Sri Lanka ? Quatre ans après la signature d’un accord supposé mettre fin à dix-neuf ans de guerre (60 000 morts environ) et permettre des négociations de paix entre le gouvernement et les indépendantistes tamouls, la violence ne cesse d’augmenter.
La récente dégradation trouve ses racines dans deux événements. En mars 2004, le colonel Karuna, principal chef militaire des Tigres tamouls dans l’est de l’île, faisait sécession. Une première, car jusque-là les opposants au chef du mouvement, Vellupillai Prabhakaran, avaient rapidement été éliminés. La dissidence de Karuna s’appuie sur le mécontentement des Tamouls de l’Est, exaspérés de devoir fournir sans cesse de nouvelles recrues à un mouvement tenu par des Tamouls du Nord. Depuis sa défection, Karuna sert les intérêts du camp gouvernemental en se livrant à une guérilla sanglante contre les Tigres. Et ceux-ci accusent l’armée de le soutenir.
Le deuxième contentieux qui a aggravé les tensions entre les deux parties est lié au tsunami. Les régions tamoules ont été les plus touchées par la vague meurtrière, infrastructures des Tigres comprises. Ceux-ci entendaient se refaire grâce à l’aide internationale, mais n’ont pas réussi à trouver un accord sur la répartition des fonds internationaux avec le gouvernement dominé par les Cinghalais (74% de la population contre 18,1% de Tamouls et 7,6% de musulmans). Au-delà de l’aide, cette querelle fait écho au refus du gouvernement de concéder aux Tigres l’administration provisoire du nord-est de l’île en attendant un règlement de paix définitif. L’ex-présidente Chandrika Kumaratunga (1994-2005) en avait certes accepté le principe du bout des lèvres, mais n’a pu en imposer l’application à son propre camp.
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La bataille semble perdue d’avance. Après la catastrophe du tsunami qui l’a durement frappé, le Sri Lanka essaie désespérément de mettre sur pied un système convenable de gestion de crise. Malheureusement, pour des gens bien informés, tous ces efforts ne déboucheront peut-être sur rien à cause de l’inefficacité des institutions, d’une bureaucratie inepte et la fréquence des changements politiques. Au cours des trois dernières années, il y a eu régulièrement des inondations dans le pays. A en juger par la (...) lire
Déclaration commune d’ICSF (Collectif international d’appui aux travailleurs de la pêche) et du Collectif Pêche et Développement. lire
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