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« L’une des plus grandes opérations d’aide de l’histoire » risque fort de ressembler à celle de l’après tsunami de 2004 sauf si un modèle de reconstruction radicalement différent est adopté. Mardi soir, Haïti a été partiellement détruite suite à un violent séisme de magnitude 7. Chacun y va de sa larme et les médias relayent les surenchères des aides financières que les généreux Etats vont apporter en nous abondant d’images apocalyptiques. On entend qu’il faut reconstruire Haïti, ce pays où la pauvreté et « la (...) lire
Haïti n’existe pas, "elle a disparu de notre mémoire" affirme Christophe Wargny (1). Pour y avoir séjourné, pour avoir rencontré ses habitants, des paysans, des artistes, des journalistes, des gens de tous les jours, je peux assurer que peu de pays existent aussi intensément que ce bris de caraïbe : un bout d’île qui dans sa dérive même ne cesse de rayonner (cf. article "Écrire" Haïti, Africultures). Première révolte d’esclave victorieuse, première République proclamée par un peuple colonisé, Haïti est (...) lire
Des Haïtiens et des Dominico-Haïtiens (Dominicains d’origine haïtienne) ont à nouveau fait l’objet d’expulsions collectives. Certains auraient subi des mauvais traitements. Des informations ont fait état d’homicides illégaux commis par les forces de sécurité. Les violences domestiques demeuraient un grave motif de préoccupation. Cette année encore, de très nombreux travailleurs migrants haïtiens et citoyens dominicains d’origine haïtienne ont été expulsés illégalement. Beaucoup avaient été appréhendés (...) lire
Le 31 mai 2007, le Conseil fédéral de la Suisse a décidé de geler pour trois mois supplémentaires (jusqu’au 3 septembre) des avoirs d’un montant de 7,6 millions de francs suisse détournés par l’ancien dictateur d’Haïti Jean-Claude Duvalier dit « Bébé Doc » qui a dirigé le pays entre 1971 et 1986. Cette somme déposée sur un compte ouvert à l’Union des Banques Suisses (UBS) au nom de la fondation Brouilly, une société qui sert à couvrir les avoirs de la famille Duvalier en Suisse, devait en effet être restituée (...) lire
Un ouvrage vendu à deux mille exemplaires est considéré comme un best-seller en Haïti. Minés par l’analphabétisme général et le faible pouvoir d’achat de leurs lecteurs, romanciers et essayistes, qui cumulent prix et distinctions en Amérique et en Europe, doivent souvent s’expatrier. Ils se nomment René Depestre, Dany Laferrière, Lyonel Trouillot, Frankétienne, Gary Victor, Edwidge Danticat... Tous récipiendaires de prix prestigieux qui font de la littérature haïtienne l’une des plus florissantes de la (...) lire
Il y a peu d’endroits au monde où Coca-Cola, leader mondial de la boisson gazeuse, ne soit pas encore implanté. Chaque jour, il se consomme 1,2 milliard de bouteilles de sodas sorties de ses usines et filiales, une pour cinq habitants de la planète. Mais chaque jour également, les droits humains sont bafoués dans l’empire Coca-Cola. Répression de syndicalistes en Colombie et au Guatemala ; pollution des nappes phréatiques et intoxication des consommateurs en Inde... Les accusations pleuvent sur la firme. Cependant, loin de baisser les bras, les mouvements de protestation s’organisent et obtiennent des résultats concrets. Aujourd’hui, ce sont les ouvriers de la brasserie La Couronne - Coca-Cola, en Haïti, qui ont besoin de notre solidarité. Appuyés par le syndicat Batay Ouvriye, ils lancent un appel pour faire face à la "pratique répressive générale contre les travailleurs" de l’entreprise. lire
Pour trop de parents et de maîtres d’école haïtiens, les enfants sont avant tout des "petites bêtes" qu’il faut corriger par tous les moyens afin d’en faire des êtres obéissants. Une éducation brutale et traumatisante qui produit des adultes violents. "Ma vie est plus importante que l’école !", crache Ricardo, comme une bravade à l’univers. Âgé d’à peine 15 ans, le jeune homme vient d’abandonner l’école, n’en pouvant plus des coups et des brimades d’un professeur qui l’avait battu jusqu’au sang. Il traîne depuis du côté de Delmas 31, une zone populeuse de Port-au-Prince, où il fait n’importe quoi pour survivre. "Je me sens très bien là où je suis", dit-il d’un ton rogue, prenant à témoin quelques camarades qui, comme lui, ont préféré la misère de la rue aux coups assénés par leurs maîtres ou leurs parents. lire
Des criminels remis en liberté, des gardes à vue de plusieurs mois dans des prisons infâmes, un personnel de justice défaillant et corrompu... À Haïti, plus personne ne fait confiance à la justice de son pays. Écroué dans l’une des cellules étroites et surpeuplées du commissariat d’Aquin, une petite ville du sud-ouest d’Haïti, le prisonnier n’est vêtu que d’un short qui montre ses jambes ravagées par une infection de la peau. "Ça fait deux mois que je suis en prison et je n’ai pas encore vu de juge, gémit l’homme dans la trentaine. J’ai été arrêté sans raison, alors que je revenais de l’école avec mon fils. Quelle injustice !" lire
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