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Des grenades et des fusils contre des tôles, des pagnes, du ciment, le programme "armes contre compensation" démarré en mars au Burundi attire les plus nécessiteux. Mais ceux qui en vivent ou ont peur pour leur sécurité se gardent bien de remettre leurs engins de mort. En un peu plus d’un mois, 208 armes ont été remises dans le cadre du programme "armes contre compensation" au Burundi. Le gouvernement, qui l’a lancé le 6 mars, a donné 300 000 $ à la Commission nationale chargée du désarmement pour (...) lire
Les combattants du FNL, la dernière rébellion du Burundi, ont déjà fait la paix avec la population et les militaires qu’ils ont combattus. Ce n’est pas le cas de leurs chefs, qui retardent l’application de l’accord de cessez-le-feu signé en 2006, surtout désireux d’obtenir plus de postes. Lire lire
Au Burundi, depuis environ deux ans, les élèves du primaire apprennent, en plus du kirundi et du français, le swahili et l’anglais. Enseignants, élèves et parents s’y perdent... La mesure semble faire l’unanimité contre elle. Au Burundi, l’apprentissage, décidé il y a deux ans environ, de l’anglais et du swahili dès l’école primaire en plus du kirundi et du français, fait aujourd’hui grincer bien des dents. "Nous enseignons ces langues uniquement parce que notre travail l’impose", explique Remy. Pour cet (...) lire
En manque de terres, de nombreux paysans burundais migrent ou exploitent, sans autorisation, de grandes propriétés privées, sans attendre la réforme agraire prévue par le gouvernement. Mais, avec près de 300 habitants/km2, l’agriculture ne peut pas être la seule voie de développement du pays. "Mes enfants n’ont aucun avenir car ils n’auront pas où cultiver", se plaint Apollinaire Nyabenda de la commune de Ngozi, au nord du Burundi. Ses sept enfants n’auront en effet à se partager qu’un petit terrain de (...) lire
Ces derniers mois, les médias burundais ont perdu leur neutralité souvent remarquée, et les dérives se multiplient. La récente publication dans un journal de photos de parlementaires, accusés de bloquer la marche du pays, provoque l’indignation. Des radios réagissent Les médias burundais ont pris ces dernières semaines un dangereux virage : ils ont perdu leur neutralité. Certains vont même jusqu’à mettre en danger certaines personnalités. Depuis le blocage du parlement en mai dernier, plusieurs journaux (...) lire
Dans le souci de préserver la discipline au sein de leur institution et de prêcher par l’exemple, les notables traditionnels du Burundi s’appliquent à eux-mêmes un code de conduite strict qui interdit notamment le vagabondage sexuel et la polygamie. Ceux qui l’enfreignent sont déchus de leur statut et mis à la porte. "Un bon notable doit être au-dessus de tout soupçon et ne doit donc pas verser dans la dérive du vagabondage sexuel ou de la polygamie", expliquait, le 14 juin dernier, l’abbé Adrien (...) lire
Au Burundi, de nombreuses filles-mères sont exclues de l’école ou arrêtent d’elles-mêmes leurs études. Soutenues par les associations de droits humains et les médias, elles sortent cependant de leur isolement et revendiquent leur droit à l’éducation. Lire la suite lire
Jacques Bukuru, Syfia International, Août 2006.
Un an après son investiture, le 26 août 2005, le gouvernement burundais fait face à une contestation grandissante. L’arrestation le 21 août de l’ancien président Domitien Ndayizeye, après celle d’une dizaine de personnalités de l’opposition il y a deux semaines, à la suite d’une tentative présumée de coup d’État n’arrange rien. Si le gouvernement assure détenir des preuves "irréfutables" de ce complot, l’opposition et la société civile dans son ensemble n’y croient pas. "C’est classique, on crée un évènement pour en faire oublier un autre", explique Côme Mbonimpa, président de l’Association pour la promotion et la défense des droits humains (APRODH).
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