voir aussi la sitographie de Ritimo sur "Comprendre les migrations"
C’est quoi être Français aujourd’hui ? La question est devenue centrale dans le débat politique français aujourd’hui. Agitée jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. elle ne porte pas seulement sur l’affirmation d’une identité. Elle traduit la négation de l’autre, de cette diversité qui fait de la société française le reflet d’une immigration multiséculaire. Houria Bouteldja conteste cette dérive qui pousse à devoir, pour les Maghrébins et les Noirs surtout, « renier les fondements de sa culture et adopter ce qui (...) lire
Coups de tonfa, gaz lacrymogène, ce matin du 17 janvier 2008 le réveil a été dur pour les résidents de la zone des Dunes. Rien de bien inhabituel pour les migrants de Calais, me direz-vous. Ce qui fut bien différent ce jour là, c’est sans doute l’esprit liquidateur des agents de police qui firent le réveil matin : depuis le samedi précédent, la CRS 3 était parasitée par la gale et l’un de ses agents hospitalisé1, ce qui n’eut sans doute pas pour effet de calmer l’ardeur chasseresse des policiers. Ils se (...) lire
Pour son premier Rapport annuel sur les violations des droits humains aux frontières, Migreurop a choisi de retenir quatre pôles emblématiques des méfaits de la politique menée par l’Union européenne en matière d’immigration et d’asile. La frontière gréco-turque, la région du Calaisis, au nord-ouest de la France, celle d’Oujda, à l’est du Maroc, et l’île de Lampedusa à l’extrême sud de l’Italie, sont autant de haltes, plus ou moins longues, parfois définitives, dans l’odyssée des milliers de personnes qui, (...) lire
Bonjour à tous et toutes, Le ministre de l’Immigration avait décidé il y a quelques mois de retirer à la Cimade l’exclusivité de la mission d’accompagnement des étrangers dans les centres de rétention. Et de confier cette mission à six associations, sélectionnées par appel d’offre. Alors que le nouveau dispositif devait entrer en vigueur ce mardi, les contrats ont été suspendus par le tribunal administratif de Paris. Le rassemblement du 2 juin est maintenu Ci-dessous le communiqué Cimade commentant le (...) lire
Le texte qui suit dresse le bilan de la situation des classes populaires, des immigrés et des "jeunes issus de la colonisation", vingt ans après la "Marche pour l’égalité", rebaptisée "Marche des beurs" par les grands médias. Il souligne les évolutions qui ont marqué les deux dernières décennies et la dureté de la situation présente, tout en proposant des perspectives de lutte pour l’avenir immédiat. (...) lire
Nous ne pouvons plus laisser la question des migrations aux seules mains des Etats, qui plus est des Etats du Nord, dans un contexte où la crise économique et financière augmente déjà la pauvreté et risque de renforcer la xénophobie dans les pays d’accueil et de transit des migrants. Nous ne voulons pas, en réponse à cette situation, d’une politique qui transforme l’Europe en forteresse. A nous, sociétés civiles du Nord et du Sud, d’inventer ensemble d’autres politiques migratoires et de développement, (...) lire
Il y a trois jours, le ministre Hortefeux paradait : presque 30 000 d’expulsions depuis 12 mois, 80% de plus que l’année dernière à la même époque. Des chiffres incontestablement gonflés (incluant les départs de touristes ayant dépassé la date de validité de leur visa ou les retours « volontaires » de Roumains ou de Bulgares expulsés avec un pécule du montant du prix de leur retour en autocar) mais qui en disent long : le respect des droits humains est bien menacé quand un responsable politique croit utile (...) lire
Les violences xénophobes en Afrique du Sud ont déjà fait plus de 5O morts et des milliers de déplacés. Ces violences sont dirigées contre les immigrés (zimbabwéens, mozambicains, nigérians, etc.) installés en Afrique du Sud (5 millions d’immigrés sur une population totale de 50 millions d’habitants). Les immigrés sont accusés de voler le travail des sud-africains alors que le chômage touche entre 30 et 40% de la population. Les zimbabwéens, près de trois millions, souvent, mieux formés, sont les (...) lire
Le Gisti et la LDH ont interpellé la Halde pour prévenir des atteintes aux droits fondamentaux des étrangers développé par le nouveau projet de loi. La loi sur la maitrise de l’immigration prévoit de durcir les niveaux de ressources nécessaires au regroupement familial. Elle fragilise également la situation des familles immigrées en leur imposant un Contrat d’accueil et d’intégration où en cas de non respect, leurs allocations familiales seront suspendues ou (...) lire
Le Centre international de culture populaire (CICP) est né en 1976 d’une volonté politique de mettre des moyens matériels et humains à la disposition d’associations de solidarité internationale et de défense des droits humains. Parmi elles la solidarité avec les travailleurs immigrés et avec la lutte des sans papiers pour leurs droits, tient une grande place. Le CICP fournit aux associations de solidarité internationale et aux mouvements sociaux, les moyens techniques, logistiques et matériels propre (...) lire
Depuis le début du XXe siècle, le droit international s’est enrichi de différents instruments de protection des travailleurs migrants et de leur famille. Néanmoins, ces instruments restent peu reconnus et doivent lutter pour s’imposer contre une nouvelle doctrine politique qui tend à proposer des droits relatifs et différents selon les catégories de migrants. Un appel à la vigilance. Le besoin de normes et mesures internationales de protection des travailleurs hors de leur pays d’origine a été (...) lire
Nathalie Ferré, présidente du Gisti, et Stéphane Maugendre, vice-président, répondant à l’invitation de Monsieur Hortefeux, se sont rendus au ministère de l’immigration le 11 juin 2007. Le Gisti a remis aux ministres deux documents dont il est signataire et qui, chacun à sa manière, rappelle certains principes auxquels l’association est attachée : * la Manifeste intergouvernemental euro-africain sur les migrations, les droits fondamentaux et la liberté de circulation (...) lire
Entretien avec Stephen Castles, International Migration Institute Depuis les années 1970, les flux mondiaux de migration se sont énormément développés, tout en restant à des niveaux comparables à ceux connus durant la phase précédente de mondialisation, à la fin du XIXe siècle. Le manque de coopération internationale en la matière privilégie des solutions nationales étriquées et souvent polluées par des postures politiques réfractaires. Pourtant, on le sait, les flux de migration continueront et seront (...) lire
Pour les droits des travailleurs migrants, la France doit ratifier la convention internationale des Nations Unies Le 18 décembre 2006, des associations de défense des droits de l’Homme se sont mobilisées, à l’initiative d’Emmaüs International, pour appeler à la ratification par la France de la « Convention internationale des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ». 21 mars 2007 : la Journée Mondiale contre le Racisme est l’occasion de réaffirmer l’importance de (...) lire
Témoignage d’un Sénégalais passé par le Maroc et les îles Canaries Interview avec Eric DIATA Cette interview a été enregistrée début décembre 2005 par Marc Ollivier et Nicholas Bell (du Forum Civique Européen), à l’occasion de l’inauguration du local syndical du SOC (Sindicato de Obreros del Campo y del Medio Rural) à El Ejido en Andalousie. Eric Diata y travaillait dans l’agriculture sous serre de la région d’Almeria. Son témoignage a été diffusé par « radio Zinzine » en avril 2006 et on peut se le (...) lire
Les migrations sont au cœur des transformations de chaque société et du système mondial. Les migrants sont des acteurs des sociétés et du monde. On ne peut comprendre notre société sans prendre en compte les migrations et les migrants. Parler de la société française en négligeant l’immigration, c’est parler d’une société française irréelle. Les migrations et les migrants peuvent être considérés comme des analyseurs de nos sociétés et du monde. lire
Le discours dominant sur l’immigration s’appuie sur quelques propositions présentées comme des évidences. Or, à l’examen, elles ne sont confirmées ni par l’expérience ni par la réflexion. Première proposition : « L’ouverture des frontières provoquerait un raz-de-marée de nouveaux immigrants. » En réalité jusqu’en 1974 les frontières étaient ouvertes, et le monde n’était pas - bien loin s’en faut - plus riche qu’à présent ; or, pendant cette période, aucun déferlement ne s’est produit ; au contraire les (...) lire
Depuis 1990, l’Afrique a perdu 20 000 spécialistes par année et plus de 300 000 spécialistes africains habitent aujourd’hui hors de leur continent d’origine, pendant que 35% de d’aide publique au développement destinée à l’Afrique sert à payer des spécialistes étrangers. Ces chiffres préoccupants cachent d’autres réalités de l’exode accéléré des cerveaux africains : la baisse du niveau des soins et de l’enseignement, la baisse continue de la part de l’Afrique dans la production scientifique mondiale (« Il y a plus de scientifiques et d’ingénieurs africains aux États-Unis qu’en Afrique », déplore l’auteur), ou encore l’érosion de la classe moyenne africaine.
Cet article, basé sur un rapport de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies, expose également les solutions envisagées pour arrêter l’hémorragie. Entre autres la participation virtuelle de la diaspora, « qui consiste à contribuer à l’épanouissement de son pays sans y revenir »), semble préférable à son hypothétique rapatriement.
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Les flux migratoires sont au cœur du développement et du système mondial. Les questions des migrants et des étrangers sont des révélateurs de nos sociétés et des analyseurs du monde que nous voulons construire. Il faut rappeler le rôle historique des flux migratoires, et des migrants en tant qu’acteurs déterminants, dans le développement des sociétés d’origine et des sociétés d’accueil. Rappeler aussi que les flux migratoires sous leurs différentes formes (diasporas, réfugiés, migrations économiques, (...) lire
« La volonté de lier immigration, coopération et développement est, a priori, d’un grand intérêt. Elle ne dispense pas d’une réflexion sur la nature des politiques de développement, d’immigration et de coopération. »
Pour éclairer le débat et fonder des propositions, Gustave Massiah se propose d’aborder trois questions : Le développement permet-il de réduire les flux migratoires ? A quelles conditions une politique de coopération peut-elle aider au développement local et à la démocratisation ? Comment inscrire la relation entre flux migratoires et développement dans une politique de l’immigration ?
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« La question des mouvements migratoires est très politisée, surtout lorsqu’il s’agit de flux du Sud vers le Nord. Le développement des transports et la mondialisation des activités économiques ont précipité un phénomène encore limité au sortir de la seconde guerre mondiale. Il y avait cinq millions de migrants économiques en 1958 mais trente-cinq en 1985 et plus de quarante aujourd’hui. Pour originaux qu’ils soient, les mouvements de réfugiés révèlent une dimension tout aussi politique. La tendance est, là encore, à l’augmentation. Le nombre de personnes assistées par le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés, le HCR, est passé de dix-sept millions en 1990 à vingt-sept millions en 1995. On estime que les déplacements forcés de population affectent une bonne cinquantaine de millions de personnes dans le monde. » lire
« La relation entre migration internationale et mondialisation est généralement présentée de façon simplifiée et incomplète dans la littérature scientifique actuelle. Souvent, on y aborde la mondialisation en se limitant à une partie du phénomène ou à un seul point de vue, tels les rapports entre mondialisation économique (commerce, voyages et communications en expansion) et intensification de la migration internationale. Ces problématiques sont un bon point de départ, mais permettent difficilement d’embrasser la question, car elles négligent d’autres dimensions et impacts importants de la mondialisation. Ainsi ne relève-t-on pas les craintes suscitées dans les pays d’accueil par les pertes d’emplois et les transformation culturelles attribuées à la mondialisation, ni les politiques dont, en réaction à ces inquiétudes, les États se dotent pour limiter, encadrer et filtrer l’immigration internationale. On ne dit rien non plus de l’influence de la mondialisation sur le désir des habitants des pays moins développés d’aller vivre dans des pays plus avancés économiquement. Le but de cet article est de définir une problématique plus complexe, incorporant divers aspects de la mondialisation et leurs effets souvent contradictoires. » lire
Données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). lire
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