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Le conflit qui sévit dans la région de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) s’est officiellement terminé il y a trois ans, mais les habitants de la région continuent de vivre entre affrontements et paix.
Tout a commencé par une querelle foncière entre l’ethnie des Hema et celle des Lendu, qui a pris de l’ampleur à mesure qu’une multitude de groupes armés s’affrontaient pour obtenir le contrôle de précieux dépôts aurifères et des voies commerciales.
« Au début, nous n’avions que des machettes, des arcs et des flèches », a raconté un homme, qui s’est simplement présenté sous le nom de Didier, évoquant les premiers temps de la guerre. « Finalement, on s’est procuré des armes et on a formé une vraie unité militaire ».
Ces six années d’affrontements ont fait 60 000 morts et forcé 500 000 personnes à fuir, selon les travailleurs humanitaires de la région.
A Linga, une ville nichée dans les collines, à 75 kilomètres au nord-est de Bunia, chef-lieu de l’Ituri, presque tous les habitants ont fui pour se réfugier dans les collines environnantes, en 1999, à mesure que les violences prenaient de l’ampleur.
Bon nombre d’entre eux ont passé plusieurs années cachés dans la brousse, fourrageant à la recherche de nourriture. Quant aux soldats restés dans la ville, ils n’étaient guère mieux lotis.
« Nous n’avions rien », a expliqué Didier, en vendant les produits de son étal, au marché central de Linga.
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