Communiqué de presse de Coordination Sud Prenant acte des priorités du Président de la République à la veille du G8, les ONG ne participeront pas au rendez-vous avec MM. Kouchner et Joyandet ce jour. Les ONG françaises étaient invitées par le Président Nicolas Sarkozy jeudi 24 juin à 11 heures pour discuter des positions françaises pour le G8 et le G20 au Canada. Mercredi 23 au matin, elles ont été informées que cette réunion se tiendrait en réalité avec le ministre Bernard Kouchner et le secrétaire (...) lire
J’offre ici à la réflexion et à la discussion quelques thèses sur la situation européenne inspirées par les événements du dernier mois, et arrêtées à la date du 21 mai 2010. 1. La crise ne fait que commencer En quelques semaines, on aura donc vu la révélation de la dissimulation de la dette grecque avec l’aide de Goldmann et Sachs, l’annonce par le gouvernement Papandreou de la possibilité d’un défaut de paiement de nouveaux intérêts de sa dette, brutalement multipliés, l’imposition à la Grèce d’un plan (...) lire
Au terme du « débat sur l’identité nationale » organisé par Éric Besson, l’heure est au bilan, non pas sur la nature de ladite identité nationale mais sur la signification d’un tel « débat », sa fonction, ses effets sociaux et enfin la réponse politique qu’il appelle. Si en effet une identité nationale doit aujourd’hui être interrogée, ce n’est pas une identité raciale, confessionnelle ou culturelle mais une identité politique. Non pas une identité immémoriale et éternelle (cet improbable « Occident (...) lire
HeavensIl a suffi d’une décennie pour que les expériences démocratiques entamées en Afrique au début des années 1990, avec les conférences nationales, tournent court. Le continent est retombé dans les dérives des coups d’Etat. Face à la prolifération de régimes autocratiques et corrompus, la solution militaire devient de plus en plus crédible. Abdou Aziz Diagne analyse ces échec à travers les limites du régime présidentiel, en comparaison avec les processus de développement les harmonieux sur le continent, (...) lire
AP Dalatou Mamane Coup d’Etat confirmé au Niger. Un groupe de soldats mutins a annoncé jeudi soir avoir renversé le président Mamadou Tanjda, suspendu la Constitution et dissout les institutions républicaines. Le pays est désormais dirigé par une junte baptisée Conseil suprême pour la restauration de la démocratie. Quelques heures après l’attaque en plein jour du palais présidentiel, les militaires ont pris la parole à la télévision nigérienne, confirmant avoir pris le pouvoir dans la journée. "Le (...) lire
Depuis quelques années, le soutien militaire au Mali s’intensifie. Derrière la lutte contre le terrorisme et la stratégie de « containment » d’Al Qaeda au Maghreb, des millions de dollars d’aide et des financements divers sont accordés à Bamako. Mais pour Vijay Prashad, le soutien et l’intervention des Etats Unis dépassent de loin la réalité des menaces que font peser les mouvements terroristes qui transformé l’immensité du Sahara en zone d’évolution. Et à terme, la la militarisation de ce pays lui fait (...) lire
La tentative de coup d’État militaire organisé par l’oligarchie traditionnelle au Honduras, sans l’aval de la présidence américaine, nous rappelle que l’Amérique latine centrale et andine reste partiellement une zone sous contrôle des anciennes classes dominantes agraires et urbaines, issues du système colonial espagnol, Appuyées sur leurs armées, formées à la répression modernisée par les États-Unis au titre de la guerre froide puis au titre de la guerre antiterroriste, ces militaires ont pu s’imaginer être (...) lire
Au sein de ces différentes organisations, sous couvert d’un discours sur la « bonne gouvernance », les dirigeants libéraux privatisent les instances démocratiques en privilégiant le dialogue avec les entreprises au détriment des peuples, de leurs représentants, des ONG. Ces différents mécanismes sont mis en œuvre notamment par des pratiques de lobbying non démocratique, mais qui restent pour une large part légales. Cependant, il y a un autre champ qui lui est encore moins analysé, il s’agit de la (...) lire
Neuf intellectuels antillais, Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William ont rédigé ce "Manifeste pour les ’produits’ de haute nécessité". C’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est (...) lire
Toute communauté exerçant la violence ou l’injustice sur ses concitoyens engendre de l’apathie et des privations économiques. Lesquelles alimentent une instabilité politique et un malaise social à travers le pays. C’est pour cela que la construction de la paix ne peut être séparée de la gouvernance et du développement. Dans la pensée de l’Église catholique, le développement et la construction de la paix sont d’ailleurs choses liées comme en témoigne l’encyclique Populorum Progressio (le développement des peuples).
Les dirigeants du Timor oriental sont naturellement d’accord sur le fait que développement et sécurité, construction de la nation et de la paix doivent devenir un seul et même but. Pendant la campagne des élections générales de 2007, le candidat à la présidence José Ramos Horta s’est proclamé systématiquement « président des pauvres » et a lancé un appel contre la violence et pour le développement des zones reculées.
Vainqueur du scrutin, Ramos Horta concentra toute son énergie sur ce qu’il avait déjà fait, c’est-à-dire la construction de la paix pour rétablir un gouvernement à large base et permettre aux citoyens les plus démunis de regagner leur dignité.
Une telle plate-forme était indispensable. Au Timor-Est, la mauvaise gouvernance et la désintégration nationale ont clairement menacé la sécurité de la population lorsqu’elles ont abouti, en février 2008, à l’attaque menée contre Ramos Horta et le Premier ministre Kay Rala Xanana Gusmão par le major Alfredo Reinado Alves, le lieutenant Gastão Salsinha et son groupe. Horta fut blessé. Le pays traversait une petite agonie.
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Il n’est pas certain que l’extrême personnalisation du conflit et la diabolisation de l’un des principaux protagonistes - Robert Mugabe en l’occurrence - aient aidé en quoi que ce soit à clarifier les enjeux de la lutte sociale et politique en cours au Zimbabwe. D’une part, en faisant de cet autocrate un monstre absolu et le parangon de l’irrationalité, on se prive des moyens d’expliquer comment, pendant les quinze premières années de son règne, il est parvenu à bâtir un pays relativement moderne, doté d’infrastructures viables et d’une économie sans doute insuffisamment diversifiée, mais à plusieurs égards productive.
On fait également l’impasse sur le fait qu’au cours de cette période, il a assuré à une bonne partie de ses citoyens un minimum de sécurité sociale. Au passage, le Zimbabwe a enregistré d’importants progrès en matière de scolarisation et de santé, fructifiant ainsi son capital humain et portant celui-ci à des niveaux que n’avait jamais atteint le régime colonial.
D’autre part, en faisant comme si Mugabe était à lui tout seul la cause de tous les malheurs du Zimbabwe, on oublie que jusqu’à la fin des années 1990, son pouvoir reposait sur une base sociale relativement élargie. Il bénéficiait en effet du soutien actif de groupes d’intérêt et d’une caste passablement bien organisée, bien représentée au sein de l’appareil d’État, de l’armée, de la bureaucratie et dans les entreprises en particulier, et profondément enracinée dans la société.
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Au vu des tous récents développements en République Démocratique du Congo (menaces sur Goma et prise probable de Rutshuru par le CNDP), je me permets de vous envoyer en urgence le texte suivant : 1. En mai 2007, le Conseil de Sécurité adopte une résolution qui, pour la première fois, donne en mandat fort à la MONUC [1] désormais autorisée à utiliser la force pour venir à bout des bandes armées congolaises (y compris celle de Nkunda [2]) et étrangères (FDLR [3]). Plus question d’observation ou même de (...) lire
Pour avoir dirigé la guerre de libération qui a amené à l’indépendance le Zimbabwe en 1980, Robert Mugabe était considéré comme le père de la nation. Pourtant très rapidement Mugabe a mis en place un régime autoritaire.et devant.la montée de l’opposition, et notamment du MDC (mouvement pour le changement démocratique) à partir de 2000, le pouvoir a réagi par l’instauration d’une dictature. Mugabe se maintient alors au pouvoir en manipulant les élections, en arrêtant les opposants et en interdisant toute (...) lire
Sur le continent africain, la plupart des citoyens n’ont pas à leur tête un dirigeant qui représente la "vérité des urnes", encore faut-il qu’il y ait eu des élections libres et transparentes sans annonces unilatérales du pouvoir en place. Aussi, en l’absence d’un "paysage politique sincère", il n’est pas inutile de rappeler les liens parfois insoupçonnés entre l’actuelle crise alimentaire et la démocratie en Afrique. Un paradoxe veut que le nombre de tracteurs pour 100 km2 de terre arable a chuté en (...) lire
Après plus de cinq ans à la tête du Ministère de l’environnement et de nombreuses batailles menées au sein du gouvernement, Marina Silva a envoyé une lettre de démission au président Lula mardi 13 mai. Le secrétaire à l’environnement de l’Etat de Rio de Janeiro, Carlos Minc, prendra la relève. Marina Silva était à la tête du Ministère de l’Environnement (MMA) depuis le premier jour du premier gouvernement Lula. C’est l’une des figures politiques brésiliennes les plus prestigieuses au niveau international. (...) lire
Dans un pays où la transition démocratique entamée il y a quinze ans n’a pas réglé pacifiquement les conflits, les élections législatives marqueront-elles l’affaiblissement des dynasties politiques ?
Pas un mot échangé, ni même un regard. Les deux ex-Premiers ministres du Bangladesh, Khaleda Zia et Sheikh Hasina, étaient pourtant assises sous le même chapiteau pour la cérémonie annuelle de l’armée. Ce jour-là, trois militants étaient tués dans des affrontements entre leurs organisations respectives, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et la Ligue Awami (AL), portant le bilan à 32 morts et 2 500 blessés depuis la démission du gouvernement BNP le 28 octobre.
Si la « transition démocratique » entamée il y a quinze ans n’a pas débouché sur une résolution pacifique des conflits entre les prétendants au pouvoir, c’est moins à cause de la haine que se voueraient Khaleda et Hasina ou d’une soi-disant « culture politique de la violence » propre à cette société, qu’en raison de l’absence de renouvellement des élites dirigeantes, et d’une criminalisation du politique qui s’est aggravée. La « transition » bangladaise prend les traits d’une « démocratie électorale » en stagnation : une ingénierie institutionnelle fut imposée en 1991 par les deux grands partis, pour sortir de la crise, qui les opposait au régime dictatorial, mais sans véritable Etat de droit ni contre-pouvoirs effectifs. Il en résulte deux situations problématiques pour un régime en démocratisation.
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La violence contre les hommes politiques libanais risque de se poursuivre, voire de s’accentuer, au cours des prochains mois, car les députés doivent élire le nouveau chef de l’Etat en 2007. Et la Syrie entend faire élire son candidat.
Le sang risque de couler encore dans la classe politique libanaise au cours de l’année qui s’annonce. Car dans ce pays comme ici, la campagne pour l’élection présidentielle de 2007 a commencé. Mais avec une différence de taille. Là-bas, seuls les députés votent pour désigner le chef de l’Etat. En 2004, sous pression de la Syrie, ils avaient d’abord entériné la prolongation parfaitement exorbitante du mandat du chef de l’Etat pour trois ans. Puis ils avaient reconduit Emile Lahoud, affidé de Damas, à ce poste. Les temps ont changé. Après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005, la Syrie a été contrainte de retirer ses troupes du Liban. Elle tient donc encore plus qu’avant à garder le contrôle de la présidence libanaise.
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Depuis son origine en Grèce, la démocratie était conçue comme la participation directe de tous les citoyens aux délibérations et décisions. C’est le même principe que défendait le fondateur de la pensée démocratique moderne, Jean-Jacques Rousseau. C’est avec les grandes révolutions modernes, en Angleterre, Etats-Unis et France que la pratique de la démocratie représentative va s’établir.
Elle est, dans une certaine mesure, inévitable dans les grandes sociétés modernes. Les perversions de la représentation ne datent pas d’aujourd’hui, mais elles se sont considérablement aggravées sous le règne du néo-libéralisme : formation d’une caste politique fermée et souvent corrompue, soumission aux intérêts des élites privilégiées, exclusion des femmes et des immigrés, etc. (la liste est longue !).
La démocratie participative, telle qu’elle fonctionne, notamment dans certaines communautés indigènes auto-gérées en Amérique Latine - par exemple, dans les régions zapatistes du Chiapas - est une nouvelle forme de gestion politique qui brise avec les structures bureaucratiques officielles. C’est un exemple passionnant, mais qui se prête difficilement à une gestion à l’échelle nationale.
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Voici maintenant plus de deux mois que la crise libanaise s’aggrave sous le coup des interventions extérieures. Depuis la période 1840-1860 qui a vu une première déstabilisation du Liban sous le coup de la rivalité franco-anglaise qui secouait alors le Proche-Orient, le pays n’a pas connu une telle intensité d’interventions des pays occidentaux dans ses affaires intérieures. Le nombre de déclarations quotidiennes des dirigeants américains et européens constituent, en réalité, une ingérence certaine (...) lire
L’arrivée à la présidence en 2000 de Vicente Fox et de son Parti de l’action nationale (PAN) avait été perçue comme une véritable transition vers la démocratie dans ce pays où un seul parti, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), s’était enraciné au pouvoir depuis plus de 70 ans. Cette alternance devait soi-disant permettre de moraliser la vie politique et de démanteler, au moins partiellement, un système de corruption généralisée. Il est évident qu’un règne sans partage d’une telle durée ne (...) lire
Quatre ans après une indépendance très chèrement acquise, le Timor-Oriental est victime d’une grave crise de régime. Que la présidence, le gouvernement et le Fretilin, principal parti issu de la lutte de libération, portent ici une part de responsabilité n’aurait rien d’étonnant, tant les conditions d’exercice du pouvoir étaient difficiles dans un petit pays sorti socialement épuisé d’une occupation militaire indonésienne remarquable tant par sa durée (27 ans) que par sa brutalité (200.000 morts sur une (...) lire
Le 25 janvier 2007 se tenait, à Paris, la Conférence internationale de soutien au Liban, dite « Paris III », convoquée et présidée par Jacques Chirac. Le but officiel de cette conférence était de mobiliser une aide financière « pour soulager la dette et créer une dynamique », selon les responsables français, après la terrible guerre d’agression de l’été 2006 menée par Israël (avec le soutien des Etats-Unis) en violation de la charte de l’ONU et de multiples dispositions des Conventions de Genève régissant le (...) lire
Près de 59 morts, des dizaines de blessés. En Guinée, la grève générale, déclenchée le 10 janvier, a été violemment réprimée par les autorités. Les manifestants demandent à présent clairement le départ du président Lansana Conté. La tension s’est accrue en Guinée où le président Lansana Conté fait face, depuis le 10 janvier à une troisième grève générale en un an. Au moins 23 personnes ont été tuées et près de 170 autres blessées, selon l’Agence France Presse (AFP). Ces chiffres portent à 33, en moins de deux (...) lire
Vous trouverez ci-dessous deux articles de Jean-Claude Willame sur les élections en RDC : le premier texte est un commentaire sur les résultats des élections législatives et le deuxième porte sur les élections présidentielles. Pour plus d’informations sur la RDC, consultez les essentiels de RITIMO lire
Le premier Forum des Autorités locales de périphérie est un événement majeur et ce mouvement prendra incontestablement de plus en plus d’importance. Il met l’accent sur le caractère structurel du rapport entre l’espace, d’une part, et les dimensions sociales et écologiques de l’autre. Ce rapport s’exprime notamment dans le rapport étroit entre ségrégations spatiales et discriminations sociales et environnementales. Les périphéries sont souvent considérées comme résultant de l’éloignement et de leur (...) lire
L’origine d’un Etat ne détermine pas son destin, elle est toujours ouverte à plusieurs histoires, même si certaines - compte tenu des circonstances - paraissent après-coup plus probables que d’autres. Il arrive pourtant que l’accumulation des événements, leur interprétation dominante, les décisions prises (ou éludées) année après année, le jeu des intérêts et des idéologies qu’ils cristallisent, dessinent comme une tragique fatalité. Il faut alors un prodigieux effort d’imagination, soutenu par l’énergie du désespoir, pour concevoir une autre issue que la catastrophe.
* Paru dans "Le Monde" daté du 19 août 2006.
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Les gouvernements de Néstor Kirchner [Argentine] et Luiz Inácio Lula da Silva [Brésil] en sont à la quatrième année de leur mandat. Un temps suffisant pour commencer à évaluer les chemins adoptés et tout particulièrement, le sens profond de l’installation de gouvernements progressistes dans bon nombre des pays du continent. Malgré les conjonctures différentes qui les ont amenés au gouvernement - une crise sociétale profonde en Argentine, l’usure de l’équipe social-démocrate au Brésil -, et les discours différents qu’ils arborent, les similitudes des orientations pour lesquelles ont opté les deux principaux pays sud-américains sont étonnantes. lire
En 1996 seulement, 14 des 53 pays d’Afrique ont connu des conflits armés et depuis 1970, il y a eu sur le continent africain plus de 30 guerres qui, dans leur majorité, ont été des conflits internes. Ces conflits ont été responsables de "plus de la moitié de tous les décès causés par des conflits dans le monde entier" et ont fait plus de 8 millions de réfugiés et de personnes déplacées, selon une source de l’ONU.
La plupart de ces conflits sont des « conflits de mal gouvernance » et peuvent être analysés à partir du caractère conflictuel de la participation populaire aux institutions politiques. L’auteur recommande, pour sortir de ces crises, d’associer aux solutions institutionnelles des mécanismes locaux et de garder à l’esprit le rôle de la corrélation entre l’exploitation et la gestion des matières premières d’un pays et le maintien de la paix et de la sécurité.
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Une interview frappante de clarté sur le sentiment d’appartenance à l’Europe, la construction historique et philosophique de l’Europe (et non la "construction européenne" en cours depuis le traité de Rome de 1957) ou encore le déclin de l’esprit démocratique en Europe. lire
Le sujet qui nous réunit ce soir, c’est celui qui devrait venir en préalable à tous les débats qui commencent à agiter le monde politique et médiatique et déjà tendent à étouffer les questions de fond sous des clivages traditionnels. Il est vital que ce débat ait lieu si nous ne voulons pas que l’on s’enfonce encore un peu plus dans une crise de société dont rien de bon ne peut sortir - nous ne savons que trop - au cas où nous aurions oublié d’autres leçons de l’histoire - quelles forces sont en embuscade pour s’emparer de la perte de crédibilité de la démocratie - entretenue par ses propres acteurs.
Dans ce débat, la démarche que je voudrais proposer est la suivante : la crise qu’elle traverse ; l’Europe a les moyens de la transformer en un projet nouveau ; celui-ci doit se fonder sur le développement durable, à condition que celui-ci- soit pris dans sa totalité, qu’il soit extraverti en direction des problèmes du monde entier, et qu’il serve de vecteur à un renouvellement profond de la démocratie. L’Europe n’est ni une fin en soi, ni une entité qui s’opposera au néo-impérialisme par des moyens analogues ; la réponse, ce n’est pas l’Europe-puissance, c’est l’Europe-projet, projet pour changer le monde. Et je ferai une proposition pour commencer à concrétiser cette idée.
Crise économique, sociale, politique, institutionnelle, crise de la gestion des grands problèmes écologiques, il s’agit par-dessus tout d’une crise de conscience : à quoi servent aujourd’hui ses moyens économiques, son patrimoine et sa richesse culturelle, ses acquis sociaux, si c’est pour tout fondre dans une uniformisation régressive ? Bien sûr, le facteur principal de cette régression, ce sont les formes actuelles de la mondialisation néo-libérale.
Mais l’Union Européenne ne fait pas que la subir. Elle y participe, l’entretient, la légitime comme seule voie possible : nous sommes en présence d’un cercle vicieux mortel, qui a déjà commencé à faire des dégâts notamment en condamnant l’Europe, au mieux, à l’impuissance sur le plan international, trop souvent à se comporter en supplétif, et à s’embourber dans ses contradictions quand elle tente d’échapper à ce rôle. Et du coup elle perd sa propre identité, en son sein, et vis-à-vis du reste du monde.
Or de ce point de vue, le débat ouvert à la suite des travaux de la Convention est complètement piégé.
Sur ce qui relève de la partie purement institutionnelle, j’espère que d’autres débats que nous avons cette semaine dans le cadre du Forum nous aideront tous à y voir plus clair ; et en même temps il y a tout un accompagnement politico-idéologique dont on peut dénoncer l’inspiration ultra-libérale, non sans quelque fausse naïveté. Car le piège suprême, c’est d’avoir mixé tout cela dans un même plat : les bouchées de constitution avec les gorgées d’idéologie, qu’on voudrait nous faire avaler d’un même mouvement. Nous autres français avons connu ce type de procédé dans les années 60 qui ne furent pas les plus exemplaires de notre démocratie.
Il faut déjouer ce piège. D’abord ne pas se laisser hypnotiser . Il faut contester toute légitimité au discours politique qui a été ainsi introduit en contrebande dans un projet constitutionnel indépendamment de la réponse faite à celui-ci.
Mais, après avoir pris date pour cette contestation, avoir alerté les citoyens sur cette duperie et les dirigeants sur le fait qu’on ne s’y laissera pas prendre, le plus difficile reste à faire : amorcer dès maintenant les conditions d’une autre issue, d’une vraie alternative en termes de contenu politique et de mode d’exercice de la démocratie.
Le continent africain est le premier producteur de réfugiés au monde (15 millions au 1er janvier 2003 selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés). On convoque souvent pour justifier ces chiffres des causes économiques (absence de structures économiques viables, inégale répartition du produit national, conséquences des ajustements structurels imposés par les Institutions financières internationales), et des causes socio-culturelles (graves violations des droits de l’homme, insatisfaction des besoins primaires, intolérance et intégrisme religieux, répression des mouvements d’émancipation). Selon l’auteur les véritables causes sont politiques, sur ce continent où le pouvoir politique est souvent accaparé par une classe dominante, où le monopartisme, le clientélisme et les dérives autoritaires sont fréquentes et où les affrontements armés touchent directement ou indirectement un tiers de ses 54 Etats. lire
Les contributions à ce numéro des Cahiers sont regroupées autour de trois "besoins d’Etat" constatés. La première partie aborde ainsi la question des conditionnalités et des divergences entre bailleurs de fonds face à l’Etat africain. La deuxième montre que le "besoin de légitimité" ne peut être trouvé que par l’indigénisation de l’Etat. Enfin, la troisième partie questionne la notion de sécurité.
Certes très universitaire et académique tant dans son fond que dans sa forme, ce numéro des Cahiers du GEMDEV propose des réflexions pertinentes sur l’Etat africain.
Sommaire
« Depuis la "révolution conservatrice américaine" et l’offensive néo-libérale, dont les effets ont été accentués avec l’écroulement du "socialisme réel" des pays de l’Est, il est devenu quasi honteux de défendre et de promouvoir une action publique volontaire. La nouvelle orthodoxie prétend cantonner le rôle de l’État moderne, et plus généralement de toute instance publique, à celui d’« État minimal » et exalte les vertus d’un marché-roi idéalisé. Nombreux sont ceux qui ont intériorisé le syndrome de l’“État-modeste”.
« Cependant on ne peut se contenter d’une critique globale du néo-libéralisme, car le succès de ses thèses vient de ce qu’elles mettent l’accent sur de réels problèmes. Dans notre pays le vent libéral et les excès de l’“étatisme à la française” s’auto-aliment et le néo-libéralisme n’est fort que de la faiblesse de ceux qui s’y opposent, il occupe le vide laissé par les échecs et les impasses de ceux qui ont survalorisé l’État comme instrument du changement social. Dans chacun des arguments présentés par les thèses libérales il y a une part de vrai, et c’est le fait de refuser d’apporter des réponses qui permet de présenter le libéralisme comme une alternative globale. Il faut donc accomplir deux tâches à la fois : une critique globale du néo-libéralisme dans toute sa complexité, et une correction des excès de l’étatisme. »
D’un côté une mondialisation qui dépossède de fait les Etats d’une part de leur capacité à gouverner et à agir, de l’autre une crise de la légitimité, y compris dans les régimes de démocratie formelle. Est-il aujourd’hui nécessaire de déplacer à un niveau supra-étatique les moyens de gouverner ? Si oui, à quelles conditions ce nouveau pouvoir peut-il s’exercer au nom d’un intérêt collectif, “planétaire” ? La question de la “gouvernance” mondiale - le terme fait florès - se pose avec acuité. Et avec une certaine urgence. lire
Ouvrages CALAME Pierre, Repenser la gestion de nos sociétés : 10 principes pour la gouvernance du local au global, (sous la dir. de), Paris, Editions Charles Léopold Mayer, 2003, 96 p. LAROCHE Josepha, Mondialisation et gouvernance mondiale, IRIS, 2003, 264 p. CALAME Pierre (sous la dir. de), Pour une gouvernance mondiale efficace, légitime et démocratique, Paris, Editions Charles Léopold Mayer, 2003, 200 p. PISANI-FERRY Jean, JACQUET Pierre, TUBIANA Laurence, Gouvernance mondiale. Rapport de (...) lire
« Le texte de Philippe Moreau Defarges est une analyse sémantique qui parcourt les discours publics des 10 dernières années. Il s’inscrit dans une série d’articles publiés par Le Débat depuis novembre 2000, sous le titre "Points et contrepoints" : série qui "s’efforce de rendre compte de l’époque à partir du langage qu’elle parle". »
Selon P. Moreau Defarges, la dynamique de la gouvernance est d’abord celle d’une dévaluation du rôle de l’Etat face à l’accomplissement du bonheur individuel.
Il propose ainsi 3 « clefs généalogiques » pour analyser ce discours de la gouvernance : la notion de « gouvernance d’entreprise » ; celle de « bonne gouvernance » ; celle de « gouvernance globale ».
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« La notion de corruption fait venir à l’esprit l’image du bureaucrate qui extorque des bakchichs d’individus et d’entreprises sans défense simplement “pour faire avancer leur dossier”. Ce qui revient à dire que l’État soutire des rentes à l’économie au profit exclusif des politiciens et des bureaucrates. Cette approche a fortement influencé l’analyse et l’évaluation de la corruption ces dernières années. Les recommandations qui en découlent privilégient une réduction du pouvoir discrétionnaire des autorités publiques afin d’éliminer les possibilités de pots-de-vin.
[...]
« Nous entendons par captation de l’État les efforts que déploient les entreprises pour modeler les lois, politiques et réglementations à leur avantage en soudoyant les responsables publics. »
Un exemple de la manière dont les institutions de Bretton Woods interprètent la notion de « bonne gouvernance ».
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« Dans les discours de Jean-Pierre Raffarin, la "proximité" et la "simplicité" sont l’expression populaire d’un concept qui traverse toute l’action gouvernementale et la pensée libérale : la "gouvernance". Ce mot, issu du mode de pensée anglo-saxon, apparaît dans les années quatre-vingt-dix et son emploi se généralise rapidement, notamment dans le langage institutionnel européen et mondial. Ce concept est omniprésent avec toutes ses déclinaisons politiques et idéologiques : du mondial au local, de l’entreprise aux rapports sociaux (de la gestion institutionnelle à la quotidienneté). C’est la réponse libérale aux données nouvelles qui conduisent à repenser en profondeur les rapports des hommes, de la société et du monde. C’est le cour des projets politiques du gouvernement Raffarin, pas seulement en ce qui concerne la décentralisation, mais la refondation sociale chère au MEDEF. Il est tout autant au centre des axes de réflexion de la Commission européenne. Ce concept permet de croiser le néolibéralisme et le social-libéralisme, pour nourrir des réponses politiques sur tous les terrains où l’ordre actuel des choses est profondément bouleversé. » lire
« Sur la base d’une structure tri-fonctionnelle associant à chaque échelle internationale, nationale et locale un type de “besoin d’Etat” spécifique, ce groupe de recherche a posé qu’à l’échelle nationale c’est un besoin de légitimité qui apparaît comme le premier facteur à prendre en considération à l’époque contemporaine. Outre le besoin d’efficacité émis à l’échelle internationale et le besoin de sécurité ardemment recherché par les acteurs locaux, il y a un déficit fondamental de légitimité à combler pour que les sociétés retrouvent à l’échelle de la nation en construction leur capacité à se situer dynamiquement dans l’histoire. » lire
Qu’est-ce que la communauté politique ? Joue-t-elle encore aujourd’hui les deux fonctions fondamentales aujourd’hui de représentation et de légitimation ? Quelles sont les critiques dont elle fait actuellement l’objet du fait de la supposée non-pertinence des fonctions qu’elle est censée assumer ? lire
« Trois débats semblent dominer les polémiques qui ont agité ces quinze ou vingt dernières années. Le premier fait suite à une controverse plus ancienne, propre à la théorie de la démocratie et qui s’organise autour d’une controverse opposant les partisans du modèle de la démocratie élitaire, à ceux de la démocratie participative. Le second débat, géographiquement circonscrit à l’Amérique du Nord, oppose « le libéralisme (des droits) » au « communautarisme ». Le troisième débat, qui oppose les néoconservateurs partisans du marché libre aux défenseurs de l’Etat providence, a nourri une vaste controverse de part et d’autre de l’Atlantique. Le contexte en est évidemment fourni par la crise patente de l’Etat providence, qui a émergé dans la conscience politique au milieu des années 70. [...]
« Ces trois débats sont évidemment liés entre eux. Néanmoins, chacun d’eux s’est cristallisé en un ensemble distinct d’antinomies, toutes également stériles. Personne toutefois ne semble avoir encore pris conscience que le discours, certes hétérogène et relativement dispersé par lequel la société civile marque son renouveau, puisse intervenir dans ces débats eux-mêmes et servir à en résoudre les contradictions. Aussi les auteurs se proposent-ils de résumer ces discussions. »
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Robert Putnam a présidé un groupe de travail pour la commission trilatérale sur la revitalisation de la démocratie, qui s’intéressait au mécontentement général face au fonctionnement des systèmes politiques dans les démocraties et à la perte de confiance du public à l’égard des politiciens, des dirigeants et des institutions. lire
« Abandons de souveraineté et mondialisation libérale - permettant aux capitaux de circuler sans contrôle d’un bout à l’autre de la planète - ont favorisé l’explosion d’un marché de la finance hors la loi, moteur de l’expansion capitaliste, et lubrifié par les profits de la grande criminalité. Partenaires associés sur l’archipel planétaire du blanchiment de l’argent sale, gouvernements, mafias, compagnies bancaires et sociétés transnationales prospèrent sur les crises et se livrent au pillage du bien commun en toute impunité. Avec, de temps à autre, des opérations “poudre aux yeux” pour donner l’impression de lutter contre des paradis bancaires et fiscaux en pleine expansion, que les gouvernements, s’ils en avaient véritablement l’intention, pourraient mettre hors d’état de nuire du jour au lendemain. A la “tolérance zéro” prônée un peu partout à l’encontre des petits délinquants de la précarité et du chômage répond la “répression zéro” des grands criminels de l’argent. » lire
L’effondrement des Twin Towers et la hausse de 15% du budget américain de la défense sont les symboles de la fin de la période d’optimisme sur la globalisation pacifique, période ouverte, selon l’idéologie dominante des année 90, par la fin de la guerre froide.
L’article interroge les mutations en cours au niveau du système politique international, les hiérarchies mondiales, les relations Nord-Sud et spécialement les relations transatlantiques.
Selon l’auteur, les événements tragiques du 11 septembre et la crise internationale en cours auront des effets durables sur les systèmes de gouvernance globale. Le rôle international de l’UE, soumis à un challenge sans précédent depuis ses origines, va connaître des mutations substantielles, l’évolution de l’UE et celle du système international se conditionnant mutuellement beaucoup plus que dans le passé.
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Friedrich Hayek a joué un rôle majeur dans la reconstruction d’une pensée libérale originale qui s’oppose, en particulier, à l’interventionnisme keynésien. L’article retrace l’itinéraire de cet homme qui, d’abord vaincu par Keynes, a vu ses idées triompher dans les dernières années de sa vie.
L’auteur se penche ensuite sur les fondements du libéralisme de Hayek, en évoquant sa conception de la connaissance et sa théorie des ordres spontanés, sur lesquels s’appuie son rejet du socialisme et de la planification.
Il examine enfin sa conception de l’État et des rapports entre l’État et l’économie et montre que le libéralisme de Hayek a, dans la mouvance libérale actuelle, souvent qualifiée de néolibérale, des caractéristiques singulières qui le distinguent de plusieurs autres courants.
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On ne voit souvent dans la gouvernance qu’un simple changement de style dans la manière de gouverner sans que cela suppose un changement politique fondamental. Au contraire, selon l’auteur, le changement de modèle politique que la gouvernance entraîne de manière plus ou moins avouée possède les caractères d’un véritable processus constituant dont le but est de donner une sanction politique et légale aux réalités économiques et sociales créées de façon volontariste par 30 années de néo-libéralisme. Ainsi, cet art du « gouverner sans gouvernement » pourrait-il conduire à une disparition de l’État comme instance de détermination de l’intérêt public et à la substitution des normes légales par des formes flexibles de régulation. lire
L’Afrique n’est pas homogène. Ainsi les Etats africains devraient-ils être vus plus sous la forme de leur différenciation en cours que de leur ressemblance imaginaire.
Deux points structurent le déroulement de cette analyse. Dans un premier temps, la détermination du contenu de la notion de mondialisation ; dans un deuxième temps, l’analyse les contradictions de la faillite du développement de l’Afrique, et plus particulièrement de la République Démocratique du Congo.
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Dossier constitué d’une série d’articles :
« Voir autrement le monde », par Andreu SOLÉ, sociologue et professeur à HEC ;
« L’avenir de l’Etat », par Michel ROCARD, ancien Premier ministre, président de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen ;
« La responsabilité politique », par Chantal DELSOL, professeur de philosophie à l’uiversité Marne la Vallée ;
« La mondialisation, nouvel alibi du renoncement politique », par Henri GUAINO, ancien commissaire Général du Plan ;
« Les valeurs de la République », par Jean PICQ, ancien secrétaire général de la Défense nationale, conseiller Maître à la Cour des Comptes
« La Refondation du monde », par Jean-Claude GUILLEBAUD
« L’Avenir de la liberté », par Jean-Marie GUEHENNO
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« L’État est une réalité ambiguë. On ne peut pas se contenter de dire que c’est un instrument au service des dominants. Sans doute l’État n’est-il pas complètement neutre, complètement indépendant des dominants, mais il a une autonomie d’autant plus grande qu’il est plus ancien, qu’il est plus fort, qu’il a enregistré dans ses structures des conquêtes sociales plus importantes, etc. Il est le lieu de conflits (par exemple entre les ministères financiers et les ministères dépensiers, chargés des problèmes sociaux). Pour résister contre l’involution de l’État, c’est-à-dire contre la régression vers un État pénal, chargé de la répression, et sacrifiant peu à peu les fonctions sociales, éducation, santé, assistance, etc., le mouvement social peut trouver des appuis du côté des responsables des dossiers sociaux, chargés de la mise en œuvre de l’aide aux chômeurs de longue durée, qui s’inquiètent des ruptures de la cohésion sociale, du chômage, etc., et qui s’opposent aux financiers qui ne veulent connaître que les contraintes de la « globalisation » et la place de la France dans le monde. » lire
L’Afrique subit avec une acuité particulière les déstabilisations politiques et sociales dues à la mondialisation. En effet, déjà fragiles, les jeunes Etats indépendants ont hérité d’une souveraineté chancelante que la domination des multinationales et la dislocation des sociétés sous l’effet des politiques d’ajustement structurel ont achevé de réduire à néant. Ainsi, la puissance publique devient une fiction dont on cherche à tirer profit et le coup d’Etat un mode naturel de conquête du pouvoir. lire
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