Au terme du « débat sur l’identité nationale » organisé par Éric Besson, l’heure est au bilan, non pas sur la nature de ladite identité nationale mais sur la signification d’un tel « débat », sa fonction, ses effets sociaux et enfin la réponse politique qu’il appelle. Si en effet une identité nationale doit aujourd’hui être interrogée, ce n’est pas une identité raciale, confessionnelle ou culturelle mais une identité politique. Non pas une identité immémoriale et éternelle (cet improbable « Occident (...) lire
Impulsé en 2007 par le Forum des Alternatives Maroc, le portail internet e-joussour a pour objectif principal de donner de la visibilité aux mouvements sociaux de la région Maghreb-Machrek, en mettant à disposition des associations membres un espace virtuel participatif et indépendant, où chacun peut s’exprimer librement. Internet : une brèche dans le système de diffusion traditionnel de l’information L’utilisation du web par la société civile et les mouvements sociaux, remonte au début des années (...) lire
le Lobby Planet Paris sera disponible à partir du 20 novembre 2009. Il faut suite à ceux de Londres http://www.spinwatch.org, de Bruxelles http://www.corporateeurope.org et de Berlin http://www.lobbycontrol.de. Un guide qui met un coup de projecteur sur un milieu qui préfère l’ombre à la lumière et qui comprend : * 3 cartes * Des faits et des exemples précis * Des informations sur les lobbies de l’agroalimentaire, de l’énergie, de la communication, de l’eau, de l’amiante… * Des (...) lire
Appel du Collectif Liberté, Égalité, Justice (CLEJ) Mercredi 8 juillet, alors que des militants et des habitants solidaires d’un quartier montreuillois manifestaient contre l’expulsion d’un squat, la police a fait usage à plusieurs reprises de tirs de flash-ball, blessant cinq personnes, dont un jeune homme qui a perdu un œil, venues soutenir pacifiquement les squatteurs. Depuis 2005, ce sont pas moins de sept personnes qui ont perdu un œil dans les mêmes conditions, dont cinq pour la seule année (...) lire
Le 10 février dernier, le Mexique a été évalué par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme via le nouveau processus de l’Examen périodique universel. Les résultats [1] révèlent encore et toujours une tension de fond entre la promotion et la défense des droits humains d’une part, et d’autre part la position clairement exprimée depuis le début par l’actuel gouvernement. Preuve en est que le 12 décembre, justement lors de la remise du Prix national des droits humains, le président Felipe (...) lire
La Chine est devenue plurielle. Acteur désormais incontournable en Afrique, la première puissance de l’Asie continentale offre une réalité sociale bien différente de celle des années 90. Ses citoyens se mobilisent pour des causes. Malgré la chape de plomb qui perdure au sommet de l’État, les ONG font battre le coeur de la Chine moderne.
Il y a un slogan, très populaire en Chine ces temps-ci : « Construire une société harmonieuse ». Or sans équité sociale et écologique, il ne peut y avoir de société harmonieuse. En mettant ce concept en avant, et en effectuant d’importants ajustements quant aux politiques sociales, je pense que les dirigeants chinois montrent qu’ils reconnaissent l’importance du problème. La Chine a également projeté ce concept dans le domaine des relations internationales, dans le but de construire un monde harmonieux. Evidemment, l’action et la pratique sont plus importantes que les concepts, et ce but ne peut être atteint sans l’action de la société civile pour mobiliser les forces extérieures au système politique.
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Quels sont les avantages politiques qu’on pourrait constater de cette floraison des forums sociaux au monde entier ? Les mouvements sociaux connaissent des avancements, il y a aujourd’hui des nouvelles façons de s’organiser, de nouvelles discussions et débats. Il y a eu des forums sociaux mondiaux, régionaux…il y aura également un forum social scientifique qui traitera de la question de l’environnement qui demeure une question centrale actuellement dans le monde entier. Il y aura, comme j’espère, (...) lire
Communique de presse Les organisations non gouvernementales (ONG) du Forum de la société civile congolaise condamnent l’attaque contre la population civile par les éléments du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et des Forces armées de la RDC (FARDC) ; de même qu’elles condamnent l’établissement d’une administration parallèle du CNDP dans le territoire de Rutshuru, et la localité de Kiwandja, dans le Nord-Kivu. L’acte du CNDP viole l’esprit et la lettre des différents accords de paix (...) lire
La protection d’exilés à l’encontre des autorités et de tous ceux qui entendent les rejeter, y compris vers ce qu’ils ont fui, correspond à une réalité anthropologique, parfois marginale, mais assez universelle. L’asile sociétal, et avec lui la problématique de l’accueil des exilés à l’insu ou à l’encontre de l’Etat, apparaissent dans les périodes de l’histoire durant lesquelles l’action publique de mise à l’écart des étrangers tend à se radicaliser ; cette radicalisation pouvant se prolonger jusqu’au point (...) lire
Depuis 30 ans au moins, une grande partie du monde en développement croule sous une masse de dettes extérieures qui - parmi tant d’autres pressions et injustices - étouffe toute opportunité de croissance et de réduction de la pauvreté. Contrairement à ce qu’ils clament haut et fort, les gouvernements créditeurs ne se sont jamais systématiquement occupés de cette crise continuelle. Les Etats les plus riches ont au contraire imposé - par le biais du FMI, de la Banque Mondiale et du Club de Paris - un état d’urgence et d’insoutenabilité prolongé. Toute sortie définitive du cercle vicieux de l’endettement s’en est par conséquent trouvée constamment et délibérément entravée, au détriment des pays débiteurs, maintenus sous domination dans un véritable état de dépendance. Le nombre de négociations que de nombreux pays ont dû endurer tout au long de ces années parle de lui-même : on compte jusqu’à 14 visites pour le Sénégal, 11 pour la République Démocratique du Congo, 9 pour la Côte d’Ivoire et 8 pour le Gabon. De plus, la kyrielle de restructurations effectuées pose le problème majeur de la traçabilité des crédits. En effet, des prêts qui ont souvent été odieux ou illégitimes sont consolidés et réétiquetés, à la suite de quoi il devient extrêmement difficile de localiser leur véritable origine. lire
Depuis un an, la Convention sur l’avenir de l’Europe se réunit pour préciser le projet européen pour ce début de siècle et définir les conditions de sa mise en œuvre (rôle de l’Union européenne, institutions, politiques). Elle élabore un projet de traité constitutionnel, destiné à devenir la Charte de référence de l’ensemble des pays et peuples qui participent à l’Union européenne. lire
Le mouvement altermondialiste est confronté aujourd’hui au débat stratégique. Cette intervention aborde quelques unes des questions posées par ce débat. Partons de l’état des lieux du mouvement. Notre mouvement est riche de sa diversité, de la multiplicité des courants de pensée qui le composent. Il combine plusieurs démarches : la résistance aux logiques dominantes, la recherche des alternatives, la négociation en situation. Ce mouvement articule plusieurs formes d’expression : les luttes ; les (...) lire
De plus en plus souvent, la société civile “s’invite” dans les hauts-lieux du “pouvoir mondial” et grippe des rouages qui semblaient pourtant bien huilés. A tel point que certaines institutions préfèrent, du coup, convier cette société civile turbulente à la table des discussions. Aux Nations Unies, dans les institutions financières internationales, ou dernièrement au G8 d’Evian, la société civile est là, conviée ou présente de fait. Mais y faire, y dire quoi ? La société civile organisée, alibi ou poil à gratter de la gouvernance mondiale ? lire
« La gouvernance est l’art de gouverner en articulant la gestion des affaires publiques à différentes échelles de territoires, du local au mondial, en régulant les relations au sein de la société et en coordonnant l’intervention des multiples acteurs. »
Une définition assise sur le très habituel voeu pieux consistant à vouloir faire du dialogue politique un élément clé du nouveau partenariat et à préconiser l’intégration de tous les acteurs de la société civile dans les processus de lutte contre la pauvreté et pour le développement durable.
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« Partout où il est question d’évaluer les chances de notre monde politique et les menaces qu’il affronte, on rencontre l’idée, assez élusive, de “société civile”. En une époque où la méfiance et l’animosité politiques vont croissant, cette formule exprime souvent l’aspiration à plus de civilité dans les relations sociales. Dans une acception plus ambitieuse, elle cherche à répondre au besoin de catégories aptes à analyser un monde de plus en plus inintelligible.
« Invoquée à la fois comme diagnostic et comme remède à nos maux actuels, brandie aussi bien par des conservateurs que par des libéraux ou des utopistes de toute espèce, par des mouvements d’opposition que par des institutions internationales d’aide au développement, la “société civile” est devenue une sorte de point de rencontre, un peu comme l’était le concept de “totalitarisme” pendant la guerre froide.
« En Occident, c’est la désillusion vis-à-vis de la politique et des partis qui stimule l’intérêt pour la société civile comme moyen de régénérer la vie publique. À l’Est, le terme revêt une signification plus spécifique ; outre les libertés civiles et politiques, il renvoie à la propriété privée et au marché. Un peu partout au Sud, l’effondrement des modèles théoriques qui dominaient l’analyse du politique depuis la Seconde Guerre mondiale incite les intellectuels à insuffler une vie nouvelle à cette notion. Les institutions internationales, notamment les bailleurs de fonds multilatéraux, s’y intéressent aussi : pour accélérer le développement et le rendre plus efficace, elles sont tentées de court-circuiter l’État en aidant directement des acteurs dits “de la société civile” - entreprises privées, coopératives, associations animées par des Églises, ONG - considérés comme les éléments indispensables d’une vie politique plus responsable, plus ouverte et plus représentative. La société civile incarne aux yeux de ceux qui l’invoquent la volonté de restituer à la société des pouvoirs économiques, sociaux ou d’expression que les États auraient usurpés.
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« Dans sa version la plus audacieuse, la société civile concentre toute l’épopée de la modernité occidentale et soulève donc la question de sa pertinence pour les sociétés régies par des logiques historiques et culturelles différentes, mais qui n’ont pas échappé à l’influence de cette expérience politique. Peut-on dire que la combinaison de la démocratie libérale et de la société civile est le lot des seuls habitants de l’Occident moderne ? En quoi l’expérience de l’Occident est-elle pertinente pour l’Est et le Sud ? »
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Robert Putnam a présidé un groupe de travail pour la commission trilatérale sur la revitalisation de la démocratie, qui s’intéressait au mécontentement général face au fonctionnement des systèmes politiques dans les démocraties et à la perte de confiance du public à l’égard des politiciens, des dirigeants et des institutions. lire
Remise en cause de la théorie réaliste des relations internationales, un phénomène sociologique majeur est apparu il y a une dizaine d’années. Rapidement baptisé « société civile internationale », ce phénomène protéiforme est difficilement appréhendable.
L’article de B. Pouligny essaie de faire la lumière sur les modalités que recouvre concrètement l’action des participants à la « société civile internationale » ; sur le lien, au niveau international, entre société civile et Etat ; et enfin sur les défis politiques que ces évolutions posent.
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Après avoir précisé les contours actuels du concept de responsabilité sociale de l’entreprise tels que les définissent les initiatives internationales et la loi française, l’article analyse les liens que nouent les entreprises et les organisations de la société civile à l’occasion de sa mise en œuvre. Ces relations particulièrement complexes se situent à différentes étapes du processus de la responsabilité sociale de l’entreprise : en amont au moment du choix des référentiels, lors du déploiement, pendant la phase de contrôle, ou encore lors d’une association pour une campagne de communication.
L’article tente alors de montrer que certains de ces liens risquent de détourner les organisations de la société civile de leur vocation et peuvent paradoxalement desservir la cause même de la responsabilité sociale. »
Ce travail comporte deux objectifs. Le premier est d’analyser le rôle et la place d’une des « composantes » de la mouvance alter mondialisation : les ONG internationales. Celles-ci apparaissent souvent comme une des forces majeures de la contestation de la mondialisation libérale. Il se dégage souvent l’impression qu’ONG et Alter font partie d’un ensemble relativement homogène et soudé d’acteurs partageant les mêmes valeurs et défendant les mêmes objectifs. Mais l’analyse comparée du positionnement de (...) lire
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